segunda-feira, 5 de outubro de 2015

Intervenção no Senado francês “Reorientar o 3º Plano Autismo”.

A Presidenta da Associação de Pais e Amigos de pessoas autistas, Mireille Battut escreve uma Carta ao senado francês para a Reorientação da política do autismo.
Por uma verdadeira política de acolhimento humanista e plural.
La main à l’oreille: https://lamainaloreille.wordpress.com/2015/10/03/intervention-au-senat-reorienter-le-3eme-plan-autisme/

Publié le 3 octobre 2015 par lamao1
Colloque au Sénat – le 9 septembre 2015
Réorienter le 3ème Plan Autisme
Pour une véritable politique d’accueil humaniste et plurielle
Par Mireille BATTUT, Présidente de La Main à l’oreille (lamainaloreille@gmail.com), Association régie par la loi de 1901 et membre du Rassemblement pour une Approche des Autismes Humaniste et Plurielle (leRAAHP@gmail.com), Association régie par la loi de 1901 

Notre constat
Depuis la mise en œuvre du 3ème Plan Autisme, une méthode unique est imposée au nom d’une doctrine – le comportementalisme – érigée en science d’Etat. Notre courant de pensée qui réclame un abord humaniste et pluriel des autismes ne doit plus être ignoré. Alors que les questions d’éthique sont mises de côté au nom d’une efficacité qui n’a pas fait ses preuves, les professionnels qui prennent soin de nos enfants sont déconsidérés, et les familles laissées dans l’abandon après le diagnostic. Car ce qui manque le plus cruellement, ce sont les structures d’accueil et l’inclusion scolaire.

Nos demandes de réorientation du 3ème Plan Autisme
A. La politique actuelle est fondée sur une idéologie coûteuse, pour une population trop réduite, et n’a pas fait la preuve de son efficacité
B. Nos propositions, au regard de la diversité des situations dans le spectre de l’autisme :
1/S’appuyer sur une pluralité de dispositifs, des formations diverses et ouvertes, et une recherche vivace
2/Mettre en place une prise en charge soutenable après le diagnostic précoce et redonner la priorité à la continuité des parcours, dans une conception humaniste et plurielle du devenir de l’individu
3/Rétablir le pluralisme dans les instances d’orientation en reconnaissant notre courant de pensée

A. La politique actuelle est fondée sur une idéologie coûteuse, pour une population trop réduite, et n’a pas fait la preuve de son efficacité
Neuville devant le Comité national Autisme du 16 avril 2015 glisse quelques lignes discrètes sur le résultat de l’évaluation des 28 structures expérimentales, toutes reposant sur la méthode ABA : « Perspective : compte tenu de la forte hétérogénéité observée dans ces structures, il s’agira d’assurer un accompagnement spécifique du futur passage en « droit commun » des 28 établissements et services expérimentaux : élaboration d’un socle commun de fonctionnement et d’organisation, meilleure identification des publics cibles, modalités de coopération avec les acteurs du médico-social, du secteur sanitaire et de la formation, appui à une meilleure organisation des aspects de ressources humaines au sein des structures ». L’expérimentation n’a débouché sur aucun élément généralisable. Autrement dit, malgré l’attention et la bienveillance dont elles ont fait l’objet, ces structures ne font pas mieux que des IME classiques, avec un coût bien supérieur.
Encore avons-nous noté qu’un critère d’évaluation majeur : le suivi des parcours, avait été évincé de ces évaluations par l’organisme d’audit et qu’il a été remis in-extremis à l’ordre du jour d’une prochaine réunion du comité de suivi. Or, l’expérience québécoise a montré que l’investissement exclusif dans les méthodes comportementales au détriment des autres mesures n’a pas diminué le nombre d’adultes dépendants et le manque de places s’y fait d’autant plus cruellement sentir. Nous souhaitons éviter que la France ne se retrouve dans la même impasse.
M. Marc Bourquin (I), directeur du pôle médico-social de l’ARS d’Ile-de-France reconnaissait lors de la journée parlementaire autisme à Paris le 8 avril 2015, que « pour mettre en place les méthodes intensives précoces, il faut doubler les moyens en personnel par rapport aux prises en charge actuelles et que, pour ce faire, nous manquons encore d’études qui démontrent sur le long terme le gain économique ».
B. Nos propositions, au regard de la diversité des situations dans le spectre de l’autisme :
1- S’appuyer sur une pluralité de dispositifs, des formations diverses et ouvertes, et une recherche vivace
Une orientation unique ne peut embrasser toutes les situations. Aussi, il nous semble sage de continuer de nous appuyer sur les structures existantes, tout en les incitant à évoluer, comme beaucoup d’entre elles l’ont fait, en intégrant dans leurs pratiques une application raisonnée et équilibrée des recommandations de bonnes pratiques professionnelles s’appuyant sur le triptyque thérapeutique, éducatif et pédagogique.
Nous alertons sur le fait que la secrétaire d’Etat prépare une série de mesures portant sur la formation des travailleurs sociaux, la révision des critères de DPC et les centres de diagnostic de proximité. Il s’agit cette fois de retirer leur label à toutes les formations professionnelles qui ne seraient pas comportementales. Il est question de distribuer des « Label Autisme » aux établissements sur ces seuls critères, délivrés par des associations ou des organismes privés. Faut-il rappeler que les recommandations de la HAS et de l’ANESM sont destinées à être une aide au praticien mais ne lui sont pas opposables. Instrumentaliser ces textes – réduits à la seule page consacrée au classement (fort discuté) des méthodes – pour interdire des formations ou éliminer d’office des candidatures dans les appels à projets est non seulement illégal et liberticide, mais c’est aussi un dévoiement qui pourrait délégitimer ces deux autorités de santé.
Quant à la recherche, vouloir la cantonner aux évidences déjà prouvées nous semble relever soit d’une incohérence logique soit d’un retour stérile à la notion de science d’Etat. Il est au contraire souhaitable de favoriser une plus grande interdisciplinarité en ce domaine qui touche toutes les dimensions de l’humain.
2- Mettre en place une prise en charge soutenable après le diagnostic précoce et redonner la priorité à la continuité des parcours, dans une conception humaniste et plurielle du devenir de l’individu
Depuis le lancement du 3ème plan autisme, un nombre important d’actions a été mené pour structurer le réseau de repérage, de diagnostic et d’interventions précoces (II). Cependant, le fléchage de l’offre pose des problèmes de places disponibles (30 unités d’enseignement en maternelle pour 280 enfants, mais impossibilité de généraliser le dispositif au-delà de 700 enfants), de risque d’exclusion pour les enfants diagnostiqués avec autisme, et de discrimination pour les autres. A titre d’illustration, dans un IME, la création d’une unité spécifique autisme à encadrement renforcé a conduit à réduire le taux d’encadrement des autres enfants selon des critères largement discutables, produisant des distorsions de prise en charge qui peinent à trouver justification. A côté de bénéficiaires triés sur le volet d’autres se retrouvent avec des programmes en pointillé, ou pire, à la maison pour des raisons de non correspondance à tel ou tel critère. C’est pourquoi la politique de labellisation prévue dans la 2ème phase de mise en œuvre du Plan autisme va se révéler discriminatoire et risque de conduire à plus de ruptures de parcours, ce qui n’est pas le but.
Alors que les files d’attente s’allongent, des services ou des établissements sont maintenant fermés du jour au lendemain, sans que l’avis soit demandé aux familles utilisatrices, les laissant sans solution. Le raidissement des critères aboutit à resserrer et rigidifier l’offre. Les injonctions répétées et le climat guerrier entourant tout ce qui s’approche de l’autisme finissent par effrayer les professionnels et désorienter les parents, ce qui est contraire à la recherche de partenariats de confiance entre parents et professionnels. Pourtant, la même recommandation citée systématiquement pour le classement des méthodes, insiste sur l’importance primordiale de la continuité des parcours de soins, d’éducation et d’aide sociale, pour éviter les absences de prise en charge dès le début et les ruptures à tous les âges charnières, ou lors de tous les incidents et accidents de vie, générateurs de crises dans l’accompagnement et d’exclusion sociale ou institutionnelle. Nous partageons ce point de vue.
Avec le RAAHP, nous entendons défendre une approche humaniste et plurielle des autismes et nous considérons que ce qui apparaît ici comme un conflit entre méthodes ou entre positions idéologiques ne doit pas voiler le fait que ce que nous avons à défendre en commun, en tant qu’associations de familles, c’est avant tout la création d’un nombre suffisant de places pour accueillir nos enfants, les aider à devenir adultes, et savoir qu’ils seront accueillis lorsque nous ne serons plus là pour les protéger. Le principal retard de la France se situe à ce niveau.
3 – Rétablir le pluralisme dans les instances d’orientation en reconnaissant notre courant de pensée
Le pluralisme est une des conditions indispensables de la vie démocratique. L’esprit critique est au fondement de toute découverte et de tout progrès. Il est donc inadmissible que ne soient représentés au Comité de Suivi, au Conseil Scientifique de l’ANESM et au CNCPH que des associations et des personnalités qui soutiennent inconditionnellement la même lecture de ces recommandations. Les approches exclusivement éducatives ou rééducatives font l’impasse sur la souffrance psychique. C’est pourquoi elles sont  impuissantes à comprendre et traiter les passages à l’acte auxquelles elles ne savent répondre que par la contention ou l’exclusion. La main à l’oreille et le RAAHP ont beaucoup de choses à dire sur ces sujets. Nous avons présenté à plusieurs reprises la demande de pouvoir participer au comité de suivi du Plan, de façon à ce que notre courant de pensée – qui regroupe de plus en plus de parents – puisse apporter sa contribution. Nous attendons toujours la réponse.
Mireille Battut
(I) M. Marc Bourquin, directeur du pôle médico-social de l’ARS d’Ile-de-France reconnaissait lors de la journée parlementaire autisme à Paris le 8 avril 2015, que « pour mettre en place les méthodes intensives précoces, il faut doubler les moyens en personnel par rapport aux prises en charge actuelles et que, pour ce faire, nous manquons encore d’études qui démontrent sur le long terme le gain économique ».
(II) Plusieurs études convergentes, dont une récente étude suédoise publiée par le british medical journal (The bmj 28 avril 2015) http://www.bmj.com/content/350/bmj.h1961, montrent que la forte augmentation de la prévalence de l’autisme n’est pas une épidémie, mais relève d’une série de changements administratifs qui combinent une plus forte sensibilisation (intégration de troubles plus modérés dans la détection) et une substitution par rapport à d’autres diagnostics.
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sexta-feira, 17 de julho de 2015

O like (curtir) do saber virtual é um “objeto atual”?

                    
                                                                 
                                                                Gleuza Salomon

quinta-feira, 12 de março de 2015

        “A céu aberto” de Mariana Otero.

O Ateliê de Clínica Psicanalítica de Orientação Lacaniana promove solidariamente com o Instituto Lacan-LABRASIVO e a EBP, a apresentação do filme “A céu aberto”, de Mariana Otero, no Museu Guido Viaro.
Este evento faz parte do planejamento visando às atividades, cujo eixo principal é a Linha de Pesquisa sobre Autismo, que serão executadas em parceria com a PROEC-Pró Reitoria de Extensão e Cultura da UFPR, MAE – Museu de Arqueologia e Etnologia da UPFR e com o Laboratório de Psicopatologia Fundamental da UFPR, que têm por objetivo trabalhar o conteúdo da película num ciclo de debates com o CINEMAE, nas cidades de Curitiba e Paranaguá, em 2015.
“A céu aberto”, de Mariana Otero (França/Bélgica, 2013).

Sinopse


 Alysson observa seu corpo com estranhamento. Evanne gira até ficar tonta e cair. Amina não consegue fazer com que as palavras saiam de sua boca. Focalizando a rotina diária da clínica e o comportamento peculiar das crianças, o filme apresenta uma via possível de tratamento ao valorizar o singular, o próprio, o especifico de cada criança.

Local: Museu Guido Viaro
Endereço: Rua XV de Novembro, 1348. Centro- Curitiba.
Dia: 27 de março
Horário: 16:00

Evento Fechado.

quarta-feira, 29 de outubro de 2014


 "A céu aberto." de Mariana Otero


Adicionar legenda

Após o filme haverá um debate animado por Gleuza Salomon e Beto Carminatti. Gleuza Salomon é Pesquisadora do Laboratório de Psicopatologia Fundamental da UFPR na Linha de pesquisa O Autismo, as psicoses e suas interfaces na Psicanálise; psicanalista; Coordenadora do Instituto Lacan- Paraná. (www.institutojacqueslacan.com.br)
Beto Carminatti é roteirista e Premiado Diretor de Cinema e TV. Autor do documentário do escritor Valêncio Xavier, e outros.

 Beto Carminatti é roteirista e Premiado Diretor de Cinema e TV. Autor do documentário do escritor Valêncio Xavier, e outros.
                                 FILME
                       
                               SINOPSE
     

           Alysson observa seu corpo com estranhamento.

               Evanne se sacode e gira balança até ficar tonta e cair.
               Amina não consegue fazer com que as palavras saiam de sua boca.

Na fronteira franco-belga, há um lugar que se dedica a cuidar de crianças com problemas mentais e, que se encontra em dificuldades com a sociedade que vive. Dia após dia, os adultos tentam entender o enigma que cada um deles e propões soluções que irão ajudá-los a viver melhor. Através dessas histórias, A céu aberto nos revela sua singular forma de ver o mundo.


                                              Mariana Otero

                                        Diretora do filme A céu aberto  



 Nasceu em Rennes, na França. Estudou cinema no Institut des Hautes Études Cinématographiques (IDHEC), período em que codirigiu seu primeiro curta documental, La loi du collège (1994). Desde 2007, ministra cursos sobre documentário na Universidade de Angoulême. Entre seus longas estão Histoire d’un secret (2003) e Entre nos Mains, exibido no Festival de Cannes 2010 e ganhador do César de melhor documentário (2011).

 Trailer do filme


Programação do FICBIC 2014  na ALIANÇA FRANCESA DE CURITIBA-  estréia em Curitiba"A céu aberto." de Mariana Otero.

Filme francês legendado em português- A céu aberto.
Tempo de duração do filme : 1h:50
Diretora - Mariana Otero
A projeção do Filme será realizado na Aliança Francesa no Café Babette (Rua: Prudente de Moraes, 1101. Centro).
Dia: 7 de novembro de 2014
Horário : 19h
Entrada Livre


Produção de INSTITUTO LACAN- PARANÁ

terça-feira, 15 de abril de 2014

Aula do dia 9 de abril de 2014.
O que o autismo pode nos ensinar?
Podemos desdobrar a questão O que o autismo pode ensinar a nós psicanalistas? Em primeiro lugar, ele pode nos ensinar do ser-falante e, de sua peculiar forma de mutismo, ou de seu ser verboso, como no caso da ecolalia, que é a reprodução de uma fala, a qual nem sempre  compreenda o significado do que diz, e estas são as duas posições que têm diante da linguagem e principalmente, o modo como respondem a Um Real que lhe é próprio.
No campo da psicanálise, a escuta, a fala e o Amor, são os seus principais instrumentos de uso aplicados à clínica analítica, e todo o ensino da psicanálise se sedimentam a partir da experiência analítica, e esta diretiva da prática analítica a de um saber que não se sabe de antemão é o principal fator para que uma análise possa ocorrer. É com esta diretriz que nos dirigimos àquele que nos solicita um alívio, de um sofrimento, pela via da fala em análise. É marcando a posição analítica “de um não saber” já esboçada por Freud que se pretende ao longo do texto ir respondendo, trazendo a pluralidade das vozes dos analistas que ao longo de 6 décadas trabalharam com o autismo, além da diversidade de vários autistas que nos escrevem sobre o que é o autismo, assim a pergunta já no inicio de minha fala será respondida pela via dessa conversação. E, o autismo enquanto categoria clinica se encaixa aí, na medida em que há um consenso entre os especialistas de que a causa do autismo é ignorada: nem a desadaptação da aprendizagem, nem as disfunções no tratamento da informação, nem o desejo inconsciente dos pais, nem a genética, são capazes de explicar o seu gênesis, a sua origem. Estes pontos de concordância entre as linhas são pouco importantes, diante da amplidão das divergências. O método ABA se limita essencialmente a abordar comportamentos que se dedicam em normatizar, sem buscarem penetrar nas funções respectivas destes e sem se preocuparem com a vida afetiva do autista. Pelo contrário, o método TEACCH se apoia num funcionamento detalhado do funcionamento cognitivo do autista e as técnicas que desenvolvem se fundamentam explicitamente nisso. No entanto, nesta perspectiva a vida afetiva e o trabalho de proteção contra a angústia seguem com resultados impenetráveis. A abordagem psicanalítica é a mais heurística porque não deixa de lado nenhum aspecto de funcionamento do ser humano.
A debate entre o biológico e o psíquico, é um falso debate adverte-nos Éric Laurent, pois, mesmo que o sujeito sofra de um déficit, de uma deficiência, ele não deixa de ser sujeito. E, a sequela clinica no corpo podem provocar um “deixar cair” uma impossibilidade de chamada efetiva ao Outro e que pode conduzir ao rechaço ao Outro. Mesmo que ocorra algo no biológico isso não impede o espaço de sujeito como constituinte do ser falante.
Jacques Lacan em seu Seminário sobre As Psicoses, na pág. 16 nos alertava que ele havia nos seus últimos dois anos de ensino, desenvolvidos o campo do imaginário, do simbólico e do real, acrescenta: aqui o grande segredo da psicanálise é que não há psicogênese. Em relação a estes três registros nós o desenvolveremos ao longo deste curso assim como os gráficos que Lacan usa como escrita para sintetizar em uma fórmula a operação psíquica. Uma das fórmulas é a da constituição do sujeito, que para tal deve passar pela alienação e pela separação. Estes dois movimentos constituem o sujeito. A operação do sujeito também se trabalhará ao longo do semestre. No autismo encontramos uma parte do sujeito na alienação e sem que tenha passado pela separação. Retornando a que a psicanálise não supõe uma psicogênese, mas, até afirma o contrário disso, que é a importância do corpo para todo ser falante, ou como dizia Lacan, importância para o falasser que é parasitado pela linguagem. Encontramos em toda a Europa instituições de psicanalistas, principalmente lacanianos assim como, um grande número de pais e de autistas que puderam se apoiar na psicanálise, no lugar de ficarem sozinhos, numa batalha solitária e desgastante. Estes pais não só são acompanhados como pais, mas podem pela psicanálise elaborar a própria verdade subjetiva, como nos disse Laurent: irem mais além do desespero ante o qual poderiam sucumbir. Laurent propõe um reconhecimento da particularidade de um sofrimento sem que dele se faça uma identidade comunitária ou, simplesmente, anulá-lo considerando-o apenas, como uma causa “natural” sem relação nenhuma com o falasser. Enfim, trabalharemos sobre o lugar da psicanálise diante da epidemia do autismo contemporâneo. Esta epidemia revela a crise atual do instrumento globalizado da clinica psiquiátrica e neurológica, o DSM, Manual de Diagnóstico Estatístico Mundializado. A progressão epidêmica do autismo provocou um Mal-Estar nas classificações da clinica empírica e biológica do DSM. O meu colega Luiz Carlos Pinto Bueno desenvolverá um pouco mais este tema.
Retornando a pluralidade de ações, assim como, de interlocutores provenientes de múltiplos saberes. O que se visa na psicanálise é que cada criança elabore, com seus pais, um caminho próprio, para prossegui-lo na idade adulta.
Para tal, pretendemos além do conteúdo psicanalítico que norteará nosso estudo, nas próximas duas semanas detalharemos o nascimento da psicanálise como uma resposta ao discurso da ciência. E, de seu limiar à psicopatologia que norteava a clinica como desenvolveu Michel Foucault em vários livros, como O nascimento da Clinica, A história da Loucura e, outros. Nos anos de 1910 a 1913 Eugen Bleuler, da escola de Zurick,  aluno de Wilhelm Wundt foi o primeiro psiquiatra a se interessar pelas teorias de Sigmund Freud.  Bleuler escreve sobre A Demência Precoce ou o grupo das esquizofrenias, e Freud sobre o caso Schreber e Totem e Tabu. Freud se apoia em Schreber para distinguir a demência precoce da Paranoia. E que Jacques Lacan retomará em A questão Preliminar a todo tratamento possível da psicose.
O termo autismo como diz o próprio criador do conceito, Bleuler, é uma cisão na esquizofrenia, e que leva o indivíduo como uma crisálida a se fechar em si mesmo. Acrescenta Bleuler que o autismo se assemelha ao autoerotismo de Freud. No entanto o autismo de Bleuler tomou outras acepções, significações bem diferentes daquele Autismo que Kanner delimita a partir de sua clinica, como uma categoria nosológica autônoma.
Seguimos na posição de leitores de Temple Grandin e de sua invenção pela qual captura o seu corpo cujo objeto a lacaniano é bastante amplo para abarcar esta função de preservar uma relação fixa com o objeto que tanto o adota como dá forma ao sujeito.
Nesta dia 9 de abril veremos o filme de Temple Grandin que a retrata e que será para nós como um estudo de caso da Síndrome de Asperger. Como ela foi diagnosticada e o quão diferente era a seu olhar a ponto de vir a se tornar numa profissional brilhante em zootecnia. Hoje ela é professora na Faculdade do Colorado e se consagra a criação de dispositivos que atenuem o sofrimento dos animais que vão ser sacrificados no matadouro. Em seu livro Pensar com imagens, Temple Grandin afirma que seu pensamento se assemelha ao funcionamento do computador acrescentando que esse nasce do cálculo. O que leva Éric Laurent a considerar que se trata de uma forma de apresentar as regras da linguagem separadas de toda relação com o corpo, sem nenhuma opacidade. O que nos faz recordar remete Laurent a Chomsky, ao seu sonho de buscar as regras absolutas, já escritas, do funcionamento da língua.  Lembremos que pretendemos fundamentar sobre os testemunhos dos autistas o uso singular que cada um faz da letra na sua relação com o campo da linguagem e de sua diferença em relação ao campo da psicose. Aqui se esboça um dos tópicos que pretendemos desenvolver e que é o da clinica estrutural que permite situar o autismo como o estado originário do sujeito. O que nos leva a nos esforçarmos para tratarmos o sujeito autista e a apelarmos para que ele venha a inventar algo, este é o seu único remédio, o que deve incluir o resto que fica da relação dele com o Outro: seus objetos autísticos, suas estereotipias e seus duplos.
No caso de Temple Grandin ao propor modelos de cattle chute( pequeno curral) e de  squeeze chute. E as máquinas de abraçar que seriam como objeto transicional, como o brinquedo de criança pequena, aqueles de pelúcia, ou o paninho, que sempre trazem consigo e que os acalma. Temple relata que construía esta máquina para acalmar a angustia, mas que sempre lhe causavam um conflito, até um rechaço, o mesmo para os seu bichinho de pelúcia, recorda a mãe. Pretendemos neste curso desenvolver a importância do objeto autista assim como nos ensina Temple Grandin. 


Na Wikipédia Temple Grandin Mary Temple Grandin é uma mulher com autismo (de alto funcionamento), também conhecido como Síndrome de Asperger, que revolucionou as práticas para o tratamento racional de animais vivos em fazendas e abatedouros. Bacharel em Psicologia pelo Franklin Pierce College e com mestrado em Zootecnia na Universidade Estadual do Arizona, é Ph.D. em Zootecnia, desde 1989, pela Universidade de Illinois. Hoje ministra cursos na Universidade Estadual do Colorado a respeito de comportamento de rebanhos e projetos de instalação, além de prestar consultoria para a indústria pecuária em manejo, instalações e cuidado de animais. Atualmente ela é a mais bem sucedida e célebre profissional norte-americana com autismo, altamente respeitada no segmento de manejo pecuário2 .

Na juventude ela criou a "máquina do abraço", uma engenhoca para lhe pressionar como se estivesse sendo abraçada e que a acalmava, assim como a outras pessoas com autismo. Sua vida foi tema do filme Temple Grandin, em 2010, quando ela foi mencionada pela revista Time na lista das 100 pessoas mais influentes do mundo, na categoria dos "Heróis".3

Temple tornou-se uma profissional extremamente bem-sucedida. Projeta equipamentos e instalações para a pecuária. Todos os corredores e currais que desenha são redondos, pois o gado tem mais facilidade em seguir um caminho curvo - primeiro porque, não vendo o que há no fim do caminho, fica menos assustado; segundo porque o desenho curvo aproveita o comportamento natural do animal, que é descrever círculos. 4 Ela faz uma analogia: com as crianças autistas é preciso agir do mesmo modo, isto é, trabalhando a favor delas, ajudando-as a descobrir e desenvolver seus talentos ocultos. Ela já escreveu mais de 400 artigos publicados em revistas científicas e periódicos especializados, tratando de manejo de rebanho, instalações e cuidados dos animais.2
História
Visitando a fazenda de sua tia Ann no Arizona em 1966, Temple inicia seu primeiro contato com animais, que influenciariam sua vida e carreira. A jaula para prender bovinos a inspirou na construção de um aparelho para si própria para se refugiar de seus frequentes ataques de pânico.

Sua mãe Eustácia, mesmo com a recomendação médica de interna-la em uma instituição psiquiátrica, insiste em proporcionar-lhe educação formal. Em uma escola para crianças superdotadas é encorajada por seu professor de Ciências, o Dr.Carlock. Este percebe seu talento em "pensar em imagens e conectá-las", e a incentiva a prosseguir sua educação em uma universidade.